Voyageurs mais pas figurants !

Sur les pistes des volcans, de Currarehue à Ralco

Currarehue : faux départ !

Nous serons restés huit jours chez cette famille Mapuche quand nous ne comptions y passer que quelques heures… Nous repartons le coeur plein de leur richesse d’âme, de leur bonté et de leur force à vivre comme ils l’entendent malgré les attaques subies depuis des générations, dans le plus grand respect de la Terre qu’ils chérissent.

Nous allons remonter la piste vers le village isolé de Reigolil, à travers la réserve nationale Hualalafquen. Mais à peine passés le pont pour sortir de Currarehue, voilà que Noémie crève ! Étonnant, trois fois en si peu de temps. Après examination de la chambre à air, il se trouve que c’est la rustine posée cent km avant qui a lâché. J’enrage d’avoir suivi les conseils de ce vendeur me ventant les qualités de ces nouvelles rustines autocollantes, elles ne valent rien ! Après l’éclatement de ma chambre à air en tapant ma jante sur la carretera austral, et la micro-crevaison que je n’ai pas encore réussi à réparer, nous n’avons plus de chambre de rechange. Nous devons faire avec ces maudites rustines, alors que nous attaquons une semaine en pleine montagne sauvage.

Je rassure Noémie sans y croire moi-même. Il faut dire que c’est moi qui l’attire dans ce gouffre montagneux, prometteur d’aventures et de beautés sauvages pures au milieu des volcans de l’Araucanie. Pour le fun, pour l’excitation qu’elles procurent, pour l’autonomie qu’elles exigent. Elle aurait plutôt joué la sécu d’autant que nous sommes loin d’être en avance. Secrètement j’espère rattraper notre retard une fois sur le bitume bien lisse, la cordillère de la côte est tout de même moins ardue que sa voisine andine. Nous vérifierons la possibilité de croiser la rivière Biobio dès que nous le pourrons.

En changeant la chambre de Noémie, j’aperçois que mon pneu arrière montre une usure prononcée. Normal après 3700 km, majoritairement sur piste. Mon vélo souffre plus sous mon poids et la bagagerie que celui de Noémie. J’en profite pour intervertir tous les pneus : l’arrière de Noémie passe à l’avant du mien et réciproquement. Ainsi j’espère équilibrer l’usure de nos super pneus Schwalbe Marathon Mondial pour la seconde moitié de leur vie. Ils devraient tenir jusqu’à La Paz, où on s’en fera ramener par des amis de passage. Au cas où, nous transportons scotché à mon cadre un cinquième pneu de secours. De ce côté pas de soucis à se faire.

Sur les pistes du volcan Llaima

Noémie enrage du temps perdu après ce faux-départ. Il est déjà 15h quand l’unique garage ouvre ses portes. Nous regonflons en vitesse sa chambre après avoir déjeunés à l’ombre d’un arbre et filons à toute allure dans la vallée encaissée.

Le lendemain, retour au bord du lac Carburgua par sa pointe nord. Nous l’avions surplombé lors d’une superbe randonnée sur la crête San Sebastian dans le parc national Huerquehue, qui offre une vue panoramique sur toute la région et une demi-douzaine de volcans. D’ici nous retrouvons le géant Villlarica que nous avions côtoyé chaque jour lors de notre passage à Pucón. Nous posons la tente au fond de la propriété de Myriam, juste au bord du lac. C’est un petit paradis. Nous lui achetons une mousse et elle nous offre au passage une salade du jardin, des fines herbes et des tomates. Nous avons même le temps de nous laver dans le lac avant de nous réchauffer devant le feu. Dernier regard sur ce volcan conique enneigé, nous allons le détourner pour le reposer bientôt sur le volcan Llaima.

Le lendemain nous longeons le lac Collico avant de rallier Cunco puis Melipeuco par la route. Deux jours de plus et nous sommes à Curracautin. Nous avons traversé le parc National Conguilio, superbe route de cendres autour du volcan Llaima. Nous aurons le temps de l’admirer sous tous les angles : la route forestière l’embrasse du sud au nord-ouest en décrivant une large boucle passant par les lagunes Verte et Conguilio. Le chaos de rocs de lave contraste avec le cône  qui culmine à  3215 mètres de haut. Nous traversons ce désert hostile de pierres poreuses et abrasives, noires et cendrées qui se superposent sans ordre jusqu’au canyon creusé depuis 9000 ans. Un véritable cours d’histoire vulcanologique se déroule sous nos yeux, par les strates accumulées depuis 13000 ans lors de la formation de « la veine sanguine », la traduction Mapuche du mot Llaima, strates creusées verticalement par la rivière aujourd’hui cinquante mètres plus bas. Nous nous sentons tout petits.

Très visité pour son volcan, ses lagunes et sa forêt d’araucarias, le parc est donc tout aussi cher. Entrés tard nous n’avons pas le temps de le traverser dans la journée. Arrivés de nuit au camping, nous apprenons que la nuitée en tente coûte la modique somme de 40000 pesos chilien pour deux, soit environ 50 euros ! Le site et la vue sur le lac étaient beaux, il est vrai. Nous nous retranchons sur le second camping un peu plus loin, à « seulement » 25 euros la nuit. Éclairés par la pleine lune, nous passons devant les cabanons sans trouver les emplacements pour les tentes, continuons le sentier innocemment avant de nous glisser en silence sur la plage à l’écart des emplacements officiels.  À l’aube, nous rebroussons chemin en marchant à pas de loup…

Logistique avant aventure

Arrivés à la ville de Curracautin à 13h. Comme hier, la petite ville de campagne nous laisse une impression quelque peu déprimante, comme un creu au plexus solaire. Un peu triste. Nous devons nous renseigner sur l’itinéraire à suivre. Ensuite soit on s’engage, soit on file vers l’ouest par la route bien asphaltée. Cecilia nous ouvre la porte de l’office du tourisme fermé toute la journée exceptionnellement, et nous invite à entrer pour répondre à notre question : comment, après avoir traversé la réserve nationale Nalcas, rejoindre la route de Ralco de l’autre côté de l’immense confluence des rivières Biobio et Villucura ? Notre carte  qui date de 2012 indique un passage en pointillé qui ne dit rien qui vaille… Pedro et Cecilia se plient alors en quatre de concertations en recherches googlemap pour localiser les deux ponts, disons plutôt les passerelles, indispensables pour boucler le parcours. Ils en connaissent un rayon sur la région et nous préviennent :

—Au nord de la réserve la route n’est plus du domaine public, il faut demander la permission pour passer. Si les propriétaires refusent ou s’il n’y a personne, vous serez contraints de faire demi-tour.

Cela nous poussera à faire une rencontre me dis-je. Après avoir quasiment considérés l’épreuve irréalisable, voilà que ces deux personnages bien sympathiques, serviables et compétents (ils ont au passage complètement laissé de côté leur réunion annuelle pour nous donner la main) nous dégottent une solution et des conseils avisés. Nous savons désormais que le chemin se parcourt mais pas sans difficultés : peu emprunté, plein de cendre épaisse, et des portions privées qu’il faudra situer. Je note le kilométrage entre les deux passerelles pour plus tard.

La veille du départ, l’arceau de tente rompt pour la seconde fois. Nous réglons le problème avec plus de sang froid qu’au début du voyage à Torres del Paine. Nous avions utilisé le tube de réparation fourni avec la tente, et cette fois celui offert généreusement par la famille Garioud croisée à El Chalten (découvrez leur voyage à 4 en tandem mixte). Ils nous ont sauvé la mise par ce geste solidaire. Nous n’avons désormais plus de roue de secours. Nous sommes furibonds envers le constructeur, MSR, censé réaliser des tentes performantes. Notre modèle Hubba Hubba est bien la plus légère du marché (et la plus achetée aussi) mais ne vaut rien vu son manque de solidité. A quoi bon être plus léger si l’arceau ne tient pas six mois sans casser deux fois, si le auvent se déchire petit à petit contre l’arceau par frottement sous le vent, si le sol suinte d’eau dès la première pluie? Je suis définitivement déçu. Pourtant il va falloir continuer avec. De surcroît le nouvel arceau que nous avons commandé aux Etats-Unis est resté bloqué à Buenos Aires alors que nous l’attendions impatiemment à El Chalten. Nous ne savions pas alors que les douanes argentines étaient corrompues jusqu’au cou.

Jour 1 : le volcan Lonquimay

Deux jours prévus pour cette traversée, peut-être trois. Les renseignements pris l’après-midi nous ont fait prendre du retard et le troisième dîner de secours est englouti avant d’avoir décollé. Nous n’aurons donc pas de marge pour cette piste pleine d’inconnu. Départ ce matin pour quarante km de route avant de pénétrer dans la réserve nationale Nalcas. Les trente cinq premiers nous échauffent, les cinq derniers qui mènent à la station de ski sur  le flanc du volcan Lonquimay nous brûlent les quadriceps et affolent le cardio. Pause déjeuner à l’hôtel d’altitude à l’ombre des araucarias et départ vrai à 16h pour l’ascension sur piste volcanique. La route, impressionnante, tire un flanc sur le versant ouest en face du volcan. La cendre noire, tassée, et la pente régulière nous permettent de grimper plus facilement qu’on ne l’avait imaginé. Nous progressons  lentement mais sûrement, dépassons progressivement les deux remontées mécaniques sur l’autre versant, qui doivent faire le bonheur des vacancier l’hiver. Nous atteignons le col en deux heures. Sur notre gauche, l’imposant Lonquimay, culmine à 2865 mètres. De grandes plaques de neige s’accrochent encore à ses pentes. Elles ont résisté à l’été. Au nord la vallée s’étend à perte de vue. Juste derrière notre géant s’aligne Tolhuaca. La nature sauvage retrouvée. Pressés par la lumière descendante nous prenons en vitesse quelques photos avant de dévaler la piste sur le versant est et passer sous la limite de végétation. La pente est vertigineuse. Nous remplissons les bidons d’eau  et posons le camp juste avant la nuit. En cinq mois nous sommes devenus efficaces, surtout quand la nuit nous presse !

Cette journée fut des plus splendides. Approcher de si près ce monstre de cendre à la force de nos jambes et s’enfoncer dans la forêt à perte de vue plein nord, sans âme qui vive à des kilomètres à la ronde, font naître en moi des sentiments mélangés de profond respect, d’ébahissement, mais aussi une once d’inquiétude liée à l’incertitude et l’engagement en plein nature, loin du confort et de la sécurité des regroupements urbains.

Jour 2 : le détour

La seconde journée est terrible. A peine enfourchés nos montures nous sortons de la réserve Nalcas pour pénétrer dans la zone privée. Le portail est ouvert et ne pose aucune difficulté. La piste se dégrade aussitôt. La terre fine s’épaissit et nous marchons souvent. Heureusement la pente descendante met la gravité de notre côté et nous la dévalons jusqu’au Rio Curaco. Première maison isolée. C’est fébriles que nous sautons la clôture et allons demander l’autorisation de poursuivre notre chemin. En cas de refus nous devrons revenir sur nos pas, je m’en étrangle rien que d’y penser. La jeune femme nous ouvre sa porte en nous adressant un joli sourire. Soulagement. Nous roulons toute la journée en alternant pédalage et marche forcée quand les roues s’enfoncent dans le sable fin. La poussière vole en permanence et la terre entre partout. En marchant mes pieds s’enfoncent parfois jusqu’aux chevilles ! Arrivés à Lolco, un regroupement de fermes d’élevages, nous franchissons une étape. Nous sommes situés à six km du Rio Villucura, à l’endroit où la rivière s’élargit en lac. À vol d’oiseau et à vue nous ne sommes qu’à quelques centaines de mètres de notre route qui longe vers l’aval la rivière Biobio qui nous mènera jusqu’à Ralco, première ville à notre horizon. Seulement impossible de franchir ce lac. Et le détour va nous tuer. Nous attaquons avec courage les pentes à pied. En suant, jusqu’à ne plus en pouvoir. Pourtant il faut continuer jusqu’à un point d’eau si l’on veut déjeuner. La route va maintenant plein sud et nous tournons le dos au volcan Callaqui qui nous regarde patiemment depuis la réserve nationale Ralco, plus au nord. Et oui nous allons au sud, forcés de contourner longuement un bras de la rivière Biobio. Lorsque nous franchissons le pont qui l’enjambe, nous n’arrivons pas à exprimer notre joie tant la faim nous tiraille. Nous savons pourtant qu’à partir de ce point stratégique nous reprenons le bon cap : vers le nord ! Deux kilomètres plus loin nous trouvons une ferme. Personne. Qu’importe, nous rentrons dans la maison remplir toutes nos gourdes et pique-niquons enfin à l’ombre. Ni l’un ni l’autre n’avons envie de poursuivre, nous sommes éreintés. Pourtant il va falloir se forcer. Il ne nous reste qu’un dîner et un petit déjeuner. En rationnant on trouvera de quoi déjeuner demain mais guère plus. Une quinzaine de kilomètres nous séparent de la passerelle qui raccorde enfin la piste pour Ralco, après quoi il restera 42 km de pistes accessibles aux voitures.

Sur la carte il y a les routes asphaltées, en rouge, les pistes vertes et noires, et les pistes réservées aux 4*4 vertes et noires mais tracées plus fines. Il y a aussi les pistes en liseré gris où il ne vaut mieux pas s’aventurer sans un bon 4*4 et la connaissance du terrain et de la météo. Enfin il y a ces 15 km entre le pont de la rivière Biobio et la passerelle de la rivière Lomin : en pointillé gris et blanc, si bien qu’on ne la voit à peine. Voilà le prix des splendeurs d’hier. Une montagne à franchir sur pistes défoncées remplies de terre fine. On marche dans la farine. Un enfer. Bientôt on n’y arrive plus seul. Alors je sors ma cordelette fétiche et tandis que l’un pousse le guidon et équilibre le vélo, l’autre tracte la cordelette comme une vache de trait. Cinq cents mètres, on pose. On redescend en trottinant chercher le second vélo et on recommence. Cinq fois, six. Il est 19h30. D’habitude à cette saison pour être sereins on s’arrête à 19h pour installer le camp avant la nuit. L’inquiétude monte avec la fatigue. Nous sommes en pleine pente et nul endroit pour tendre notre toile. Nous continuons sur les rotules, en forçant comme des bêtes. 20h, Noémie craque. C’est la deuxième fois aujourd’hui. Épuisée ses nerfs lâchent. Il faut être forts pour deux bien que je n’en mène pas large, et tirer, encore et encore. Dans la forêt la lumière est très faible, mais enfin le col apparaît. La bouche sèche, déshydratée, nous retournons une dernière fois chercher mon vélo dans la nuit qui nous enveloppe déjà.

Nous montons le camp avec une efficacité terrible. Sans un mot ni un geste inutile. Tout déplier. Monter les mâts. Planter les sardines aux quatre coins et tirer les ficelles jaunes. Suspendre la moustiquaire, l’extension, puis le double-toit. Tendre les sangles vertes. Chacune des dix sacoches à sa place dans et hors la tente, selon ce qu’elle contient. Et enfin, le repos. Nous devrons nous rationner en eau en se contentant d’un litre et demi au lieu des quatre nécessaires d’ordinaire…Ça nous apprendra à la jouer léger. Un sommeil lourd  et reconstructeur nous envahit aussitôt.

Jour 3 : la passerelle

La nuit est récupératrice. Au réveil la bouche est pâteuse. Avec les 75 cl d’eau au lieu des deux litres matinaux quotidiens, nous pouvons nous offrir une demi tasse de thé pour moi, de café pour Noémie, plus l’habituel avoine aux cacahuètes. Départ concentré à 9h10 sur une descente aussi rude et raide que la montée de la veille mais nous progressons tout de même plus vite. Il ne faut rater la bifurcation sous aucun prétexte. A la première maison en vue, isolée et sans personne pour nous indiquer le chemin, on prend le temps de faire le point avant de s’engager. À vue, nous optons pour la piste étroite à gauche plutôt que celle plus large qui prolonge naturellement le virage. Elle se dirige au loin vers le village que l’on aperçoit en aval. La piste de 4*4 est réellement dangereuse, se réduisant parfois à un simple sentier sur un pierrier incliné à 30°. Alors que je fais la remarque à Noémie, elle me pointe du doigt la pierre tombale juste derrière le passage périlleux.

—Ce sont de bons conducteurs et de sacrés casse-cou pour passer par là !

—Celui-ci un peu trop, il faut croire.

Nous approchons du village et arrivons bientôt à sa hauteur, de l’autre côté du canyon. Le dernier obstacle de la compagnie rassurante des hommes se dresse devant nous. J’aperçois le pont au loin en aval. Je crie ma joie à Noémie qui refuse d’y croire. Cela ne se voit pas derrière mes lunettes teintées mais j’ai les larmes aux yeux. L’endurance requise durant ces trois jours ont mis mes nerfs à l’épreuve, et bien qu’il nous reste de la route nous ne sommes plus inquiétés. Je ne trouve pas celle qui mène au pont (j’apprendrai qu’elle n’existe pas) mais aperçoit un sentier vertigineux aboutissant à une passerelle. Ce sera elle. J’indique notre chemin à Noémie qui s’offusque, sur la défensive, d’un :

—QUOI ?!

Elle n’a pas vu la récente passerelle en fer mais seulement les vestiges de son ancêtre : de vieux câbles rouillés encore tendus entre les deux parois auxquelles pendent quelques planches pourries. J’éclate de rire ! Nous sommes gonflés à blocs depuis trois jours, on a besoin de décompresser (et d’une bonne douche aussi…).  Dernier effort et nous voilà au village. Au magasin. La piste semble immense et large comme une autoroute. Une famille de vacanciers chiliens nous offre une bouteille d’eau gazeuse et deux pommes. Un régal pour la bouche et un réconfort pour l’âme. Rien que d’y penser mon cœur tremble encore.

Je souhaitais une dernière aventure montagnarde avant de rejoindre les côtes chiliennes jusqu’à Santiago ; je l’ai trouvée.

Les trente kilomètres de pistes qui nous ramènent à Ralco semblent un tapis roulant. Comme quoi tout est relatif. Nous rions à chaque nouvelles côte des bonnes paroles d’un local qui nous avisa : « De aquí hasta Ralco : pura bajada ! »(D’ici à Ralco : que de la descente !) même si globalement on se laisse plutôt descendre sur la convoitée rive droite du rio Biobio qui donne son nom à la région. Un dernier bivouac au bord du lac de montagne avant de rejoindre le monde moderne. Ralco, petite bourgade de campagne, puis Santa Barbara, où l’on retrouve un grand supermarché.

—On sait qu’il est grand car on y vend des pois chiches, sourit Noémie.

Et demain Los Angeles où nous nous reposerons trois jours avant de rallier la côte. Nous sommes bons à laver au karsher !

8 Commentaires

  1. gilles BAILLEUL's Gravatar gilles BAILLEUL
    31 mai 2016    

    Encore une fois vous avez fait fort dans cette nature si rude, la prochaine fois, appelez moi, je vous prêterai mon 4×4 ,y’a un treuil dessus!! L’important c’est votre sourire à la sortation (comme examination) de la passerelle, sacrés vous!

  2. juju baro's Gravatar juju baro
    31 mai 2016    

    Cette fois j ai eu les larmes aux yeux mon tézé en mm tps que tu les contaient…bravo encore pour cette vie incroyable que vous nous faites partager. Des ouuufs. Et je vous reconnait bien la !

  3. 4 juin 2016    

    Bravo pour ce superbe itinéraire ! De notre côté nous avons fait plus simple…!
    Quels sont vos projets pour la suite? Après Santiago?
    Nous sommes actuellement à vélo à San Pedro de Atacama (les cyclotoupix nous ont donné votre blog). Et nous avons un ami qui parcourt actuellement la route 5 depuis Santiago jusqu’à San Pedro ! Si cela vous intéresse !
    Bonne route !
    Julien

    • Asso Labalise's Gravatar Asso Labalise
      5 juin 2016    

      Pour la suite, et bien…On est bloqué au pied du paso Libertadores pour rejoindre Mendoza ! Ensuite on shunt en bus pour Salta, trop en retard sur le planning, des amis nous attendent à La Paz et on est très en retard. On retourne au Chili par la piste vers San Pedro de Atacama et on attaque les pistes mythiques de San Pedro à Oruro avant de rejoindre La Paz mi juillet.
      J’ai découvert votre blog du coup, super ! Photos splendides !
      Au plaisir de vous lire !
      Tez

      • 10 juin 2016    

        Super on pourrait peut-être se croiser à San Pedro ! Depuis Salta je vous conseille le paso sico, on était tout proche hier, c’est magnifique ! Écrivez-nous un mot sur le formulaire sur notre blog et je vous répond avec un topo complet sur le paso sico côté chilien (bivouacs, appro en eau, auberges cachées !)
        Au plaisir !
        Julien depuis Socaire 😉

  4. 5 juin 2016    

    Attendez, attendez ! J’ai du sortir la carte du Chili pour me faire une vraie idée de votre itinéraire fou. Je vois, un peu plus à gauche, une belle route, droit devant jusqu’à Santiago, certainement bien goudronnée. Mais non, pourquoi faire « simple » quand on peut faire super compliqué !!!! Vous êtes allés loin dans la performance, au bout de vous-même, et au bout des chemins connus. L’avancée vers l’inconnu semé d’embûches sans être assurés d’en voir la fin, c’était vraiment extrêmement courageux. Sur ma carte, il manque un bout de route en pointillé, j’ai pu l’ajouter, vous êtes des explorateurs !!!! J’aime beaucoup cette idée et je vous tire mon chapeau. Respects.
    Enfin soyez prudents, là, c’était limite.
    Je vois que vous avancez rapidement sur la Bolivie, trop vite ! Nous aurions presque pu nous y re-croiser (ou alors au Pérou plus tard) car nous y allons à la fin de l’été. Le Chili (et les hauts-plateaux autour d’Atacama) nous ont tellement plus que nous revenons pour poursuivre notre découverte qui s’est arrêtée à la frontière Bolivienne. Ce serait drôle comme coïncidence !
    Faites bonne route.
    Bises de Sandrine, Luc se joint évidemment à moi

    • Asso Labalise's Gravatar Asso Labalise
      6 juin 2016    

      Salut Sandrine et Luc,

      Cette route restera un moment en mémoire. On voulait un dernier p’tit coup de montagne avant de rouler sur le goudron jusqu’à Santiago. On a été servis !
      Pour la carte, ça va venir. Ca demande un peu de temps (non énormément) et on est pas des as de l’ordi alors ça tarde encore, mais promis bientôt vous pourrez suivre nos traces et voir parfaitement où l’on se trouve !
      On saute la partie désertique en Argentine (des amis nous attendent à La Paz) pour retourner vite à Atacama et entamer de là les mythiques pistes du sud lipez. On est excité !
      Tout est jouable pour se revoir, on reste en Bolivie en août avec la famille de Nono, puis trek du choquequirao au Pérou prévu 2ème quinzaine de septembre. Ce serait génial !
      A bientôt donc !

  5. 9 juin 2016    

    Bonjour,

    Nous découvrons votre blog via un lien qui a été fait sur le notre ! Mais il y a eu une erreur ! C’est pas grave, on en a profité pour lire vos articles intéressants !
    Les Lougarioud que vous citez et que vous avez croisé, leur blog est le suivant : http://lougarioud.tumblr.com/
    Dans votre article, vous avez redirigé vers notre blog Tsagaventure.com !

    Mais il y a tout de même un petit lien entre eux et nous (!) : en effet, nous avons rencontré les Lougarioud un soir, dans un petit village au nord des Salars. Nous étions également en tandem, carriole et avec nos enfants. Puis nous avons roulé avec eux durant presque 1 mois entre les salars, le Sud Lipez et le Chili, un grand moment pour tous les enfants.
    https://tsagaventure.com/2015/08/15/sud-lipez-part-1-des-velos-dans-un-grand-bac-a-sable/

    Bonne route !

    Ariane

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