Voyageurs mais pas figurants !

Randonnée Vuelta de los Huemules

Nous avons pris un certain rythme à la maison de Florencia. Nous avons bien avancé l’entretien de nos vélos et les initiatives entreprises pour le lieu de vie ont pris forme. La liaison bateau avec Villa O’Higgins est coupée en raison de rafales qui rendent la traversée périlleuse. La majorité des cyclos traversant du nord au sud, tous se retrouvent côté chilien, et nous attendons tranquillement une vague de deux-roues arriver. Nous sommes donc seuls avec Florencia, ce qui nous permet de la découvrir plus intimement.

Comme à l’accoutumée nous décidons de briser ce rythme pour nous relancer. Réalimenter notre désir de découverte, d’expansion, en allant crapahuter dans la montagne que nous aimons tant.

Nous jetons notre dévolu sur une boucle de quatre jours située au sud du parc national « Les glaciers ». Il faut visualiser cette terre comme une péninsule, emprisonnée à l’ouest et au sud-ouest par l’immense glacier Viedma, au nord par le mont Fitz Roy et d’autres glaciers, à l’est par la baie de la rivière Túnel, et au sud-est par le lac Viedma, alimenté par le glacier du même nom. Au centre trône le mont Huemul, 2677m, majestueux, secondé par huit aiguilles d’altitude toutes plus dangereuses à gravir les unes que les autres. Moins connu que le mont Fitz Roy grâce à qui Chalten tient sa réputation touristique, le tour des monts Huemules est une randonnée engagée qui semble prometteuse d’aventure et de vues imprenables sur le glacier Viedma.

Randonnée

Glacier Viedma

Une belle balade pour s’échauffer

Le premier jour est une marche d’approche classique, sentier emprunté qui dépasse la vallée d’El Chalten pour s’engouffrer dans celle du Río Túnel et atteindre un lac au pied duquel un camp est installé. Le temps est au beau fixe. Nous sommes chargés et motivés. Nous traversons des bosquets et dépassons la limite des végétations, dégageant une belle vue sur la seconde moitié du parcours quotidien. Nous remontons une rivière et arrivons les premiers au camp de base Lago Toro. Au premier coup d’œil on dirait un camp militaire fortifié, se préparant à recevoir l’assaut d’un agresseur puissant. Il est ancré dans un recoin protecteur, au pied d’une falaise imprenable et à cinq cent mètres de la rivière. Des arbres au tronc épais et tortueux sont les piliers du camp. Des remparts de bois morts ont été levés à 1m50 de hauteur sur toute la longueur ouverte, reliant arbres et rochers dans le but de refermer un périmètre d’une centaine de mètres de long sur quarante de large. A l’intérieur d’autres enceintes de branchages, de pierres et de feuillages cloisonnent l’espace en arc de cercle, tous orientés vers l’extérieur, seconds boucliers face à l’envahisseur. Au fond, dans la partie la plus reculée, une cabane de tôle bien construite, de forme tipi, dont les pans descendent jusqu’au sol et sont fermement enterrés, entièrement fermée et dans laquelle huit à dix hommes peuvent tenir assis coude à coude en cas de siège, constitue le cœur de fer du camp, le donjon que l’attaquant aura le plus de difficulté à détruire. Ce conquistador, aurez-vous saisi, c’est le vent. Le wiliwaw. Ce courant d’air froid descend des montagnes dans les régions côtières. Imprévisible car dû a des conditions catabatiques, l’air passe sur les glaciers et se refroidit à leur contact. Il est maintenu près du sol par une inversion de température. Lorsque le vent est faible se forme une haute pression locale, appelée la goutte froide, qui va descendre la pente pour remplacer l’air chaud situé en aval. L’air froid étant plus dense que le chaud il s’immisce en dessous de lui à son contact. La grande différence de température entre les deux masses d’air et la forte pente sur la cordillère accélèrent encore la force et la vitesse du vent.

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Camp de base

Les vents catabatiques soufflent tout sur leur passage. Mais je me trompe de camp. Le vent est ici chez lui. Ce sont nous, les hommes, qui décidons de braver le temps pour le plaisir de conquérir ces terres inhospitalières. Pour le moment le ciel est clément. Nous avons choisi pour notre départ une fenêtre météo idéale, qui devrait se dégrader progressivement sans devenir dangereuse.

Le guide fait barrière

Le matin du deuxième jour nous levons le camp tôt pour profiter du calme. Nous nous engageons désormais sur un  sentier moins bien définis car moins emprunté, et soumis à des variations climatiques fréquentes et brutales.

Il est recommandé d’être accompagné d’un guide et un minimum d’équipement est obligatoire. Le gardien du parc auprès duquel je nous enregistre la veille du départ a bien tenté de me dissuader. Soucieux de minimiser les risques d’accidents il me met des bâtons administratifs dans les roues, met en avant les dangers potentiels, m’interdit l’accès sans la possession d’un matériel introuvable sur place, alterne entre argumentation technique et paperasserie bureaucratique plus difficile à démêler qu’une pelote de laine laissée à son chat. C’était sans compter ma ténacité. J’y passe la journée entière. Le fatigant progressivement par mes propres connaissances techniques, je lâche du lest en reconnaissant son point de vue et le contre avec respect pour ne pas le braquer. Je relâche la ligne pour mieux remonter le poisson, met en ma faveur la légitimité d’un guide que je rencontre au village et qui me donne raison officieusement. Puis je frappe au foie en demandant à voir le directeur adjoint. Le cerbère abdique, me fait signer une décharge de responsabilité. Noémie doit signer aussi, sur place et en personne avant la fermeture du centre dans un quart d’heure. Dernière frappe désespérée  du vaincu. Je fonce à en perdre haleine à la maison située à l’autre bout du village, somme Noémie entre deux palpitations de tout lâcher et de faire de même. Moins une. Nous avons emporté la première manche.

Il faut concéder que notre adversaire nous voulait du bien. Ici les secours se font à dos d’hommes. Pas d’hélicoptère ni d’autre accès terrestre que l’unique sentier périlleux. Je loue des baudriers d’une autre époque et embarque une petite cordelette et deux mousquetons en aluminium. Nous partons légers avec une micro pharmacie. Il faudra être prudent.

L’eau dans tous ses états

Premier obstacle en ce deuxième jour donc. Nous devons franchir la rivière derrière le lac. Dès le départ nous cherchons notre chemin. Plus de traces sur ces roches escarpées mais quelques cairns ici et là. Une tyrolienne vertigineuse est suspendue plus haut dans le canyon et permet de traverser quand la rivière l’interdit. Seulement mon ami guide m’a mis en garde : la câble est très lâche, la poulie n’a qu’une cordelette de rappel et se retrouve le plus souvent au milieu de la ligne imposant de traverser le mousqueton directement en friction sur la câble. Métal contre métal. Aluminium sur acier, l’aluminium perd et le risque de casse est réel. Une chute dans la rivière glacée de cette hauteur ne serait pas sans conséquences funestes. Mon expérience passée de grimpeur et l’inquiétude de Noémie m’attribuent la responsabilité des choix difficiles.

Je trouve un passage où traverser à gué malgré l’interdiction formelle du guide. Les premiers accidents ont lieu ici, quand les randonneurs imprudents s’engagent dans une rivière trop puissante et se font emporter par le courant. Conjugaison d’une mauvaise lecture de la rivière et d’une attitude trop téméraire d’avancer à tout prix. Ici le niveau est très bas et nous nous engageons en confiance, l’eau ne montant pas plus haut que les genoux. En revanche nous sommes pieds nus pour sauvegarder notre unique paire de chaussures et de chaussettes. Avant de pénétrer dans l’eau la glace craque sous nos pieds. Nous progressons face au courant et main dans la main pour un meilleur équilibre, se déplaçant lentement en crabe. En quelques secondes, séance d’acupuncture podale suivie d’une anesthésie par cryothérapie !

Nous franchissons ensuite un canyon qui débouche sur le glacier inférieur. Deuxième obstacle. Nous progressons à l’interface du glacier s’écrasant sur le versant nord de la montagne. On se sent petit au bout de cette langue de glace de dix km de long ; elle descend un dénivelé de neuf cent mètres et se poursuit dans les nuages, semble-t-il à l’infini. Nous sommes une miette de pain devant la bouche de ce géant. La progression est lente. Prudence. Tout est instable ici. Le glacier est vivant, matérialisé par des chutes de pierres régulières, des craquements inquiétants qui contrastent avec l’écoulement paisible de l’eau sous la glace. Ici des rochers basculent. Là des trous béants sous la glace attendent l’imprudent. Nous marchons en baskets de trails, les plus polyvalentes pour pédaler et randonner mais un peu légères sur la glace. Parfois nous croyons être sur la terre ferme mais un dérapage sur une fine couche de gravier dévoile la glace sous nos pieds. Concentré, je garde à l’esprit un souvenir qui a marqué mon enfance. En famille sur le tour du Mercantour, à la queue leu leu mon père plus lourd se coinçait la jambe sous une roche basculant sans prévenir ; blessé nous étions redescendus par la piste de 4*4 clopin-clopant, un bâton servant de béquille, et j‘avais pris conscience ce jour de la fragilité de la vie. Et des dangers de la montagne. Depuis je me méfie particulièrement des pierriers…

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Approche du glacier inférieur

Nous sommes heureux de quitter ces trois kilomètres d’un milieu si hostile et de déboucher sur le lac supérieur après qu’une splendide autant qu’impressionnante grotte de glace se soit laissée admirer. Nous dominons maintenant le glacier inférieur. La vue est majestueuse. Le glacier dégage une puissance sans nom. Sa pente décrit une courbe autour du massif rocheux ; les séracs sont au glacier ce que les lignes d’ossification sont à l’os : elle indiquent le sens du mouvement bien qu’en apparence tout semble immobile.

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Traversée du glacier inférieur

Pause déjeuner à l’abri du vent recroquevillés derrière un rocher. Saucisson et fromage, comme à la maison ! Nous attaquons ensuite l’ascension  del Paso del Viento, puis basculons sur le versant sud-ouest et descendons jusqu’au refuge deux heures de marche en aval. Au col la vue est grandiose : en se retournant nous admirons nos deux jours passés, les glaciers supérieurs et inférieurs, les deux lacs, la vallée qui semble n’être plus qu’un carré de gazon vu de si haut. De l’autre côté s’ouvre le glacier Viedma.

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Noémie lors de l’ascension du col du vent, et vue sur les glaciers supérieur et inférieur.

La montagne est reine, l’homme ne fait que passer

Au refuge nous retrouvons un guide et ses clients qui ont tenté en vain de gravir le difficile glacier Gorra Blanca qui donne accès à la mer de glace Viedma, avant de se retrancher sur le même parcours que nous. Nous nous couchons comme les poules et planifions un levé à quatre heures pour tenter de rallier El Chalten en un jour au lieu de deux, projet ambitieux. Sur la carte les temps cumulés indiquent 15h30 de marche jusqu’à l’hôtel La Quinta, auquel il faut ajouter six kilomètres de piste et de route pour rejoindre le village.

La descente de la vallée se fait sans encombre. Nous partons à l’aube sous un petit crachin et un fort vent dans le dos dont les turbulences nous ballottent à chaque pas. La vue sur le glacier est lunaire. Emmitouflé dans ma veste Goretex que je bénis chaque instant l’énergie du géant de froid m’emplit de bonheur et de respect. Nous tirons un flanc sud-ouest au pied de notre quatrième obstacle, le col Huemul.

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Mer de glace Viedma

Arrivés en haut il est neuf heures du matin, nous avons « gagné » 1h45 sur le temps indiqué. Notre objectif est d’arriver au fond de la baie Túnel avant 18h. Les touristes y embarquent deux fois par jour pour une croisière sur le lac au pied des icebergs et une marche sur le glacier. Ils laissent leur voiture au parking et nous comptons faire du stop pour rentrer. Nous ne savons pas encore que nous franchirons la porte de la Casa de ciclistas à 23h30, après dix-sept heures de marche et trente minute de pause déjeuner, deux perditions dont une qui me glace encore le sang…

Il y a en fait deux cols qui se jouxtent et nous suivons insoucieusement une trace plutôt bonne qui s’engage le long d’un ruisseau. La mauvaise trace. L’orientation et l’altitude sont correctes pourtant nous sommes sans le savoir sur un sentier plus engagé. Le goulot se ressert en couloir. Le sentier devient gravier puis pierrier. Nous descendons en dérapant dos à la pente. Je porte le sac à dos de Noémie sur le mien pour qu’elle retrouve un peu d’aisance. Après une courte désescalade je me retrouve à l’aplomb d’une brusque chute mortelle de quarante mètres que seul un filet d’eau peut descendre sans blessure. Il doit être possible de tirer un rappel mais je n’ai ni le matériel nécessaire, ni la connaissance du terrain. Il faut savoir renoncer, nous rebroussons chemin. Nous gagnons tout de même une vue spectaculaire sur les falaises de glace tombant dans le lac, inoubliable.

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Vue sur la fin du glacier et le lac Viedma

Nous remontons au col et comprenons notre erreur. J’ai commis une faute de lecture sur la carte et nous en payons le prix : 2h30 perdus sur le compte à rebours, beaucoup d’énergie physique et morale laissée sur cette pente. Nous rejoignons le bivouac avec une heure de retard sur le temps indiqué. Je saisi notre échec quand j’aperçois le bateau de Fitz Roy Expediciones traverser la baie Tempanos, traduisez la baie des icebergs, pour la deuxième fois de la journée et avant-dernier aller-retour quotidien.

Endurence et admiration

Les deux baies défilent sous nos pas et nous remontons à travers buissons épineux et marécages. De ce côté de la vallée la vie a repris. Des espèces variées de fleurs et d’arbustes jalonnent le chemin, les oiseaux chantent, un condor nous surveille sous un soleil tiède. Quinze kilomètres sans sentier. Progressivement le soleil brûle et assèche nos peaux sensibles. Les marais nous ralentissent, nous contournons ou passons en force, embourbés dans la vase jusqu’aux genoux. Au moins l’orientation générale est claire et les dangers moins directs si ce n’est l’heure qui tourne.  Nous remontons la vallée avant de franchir une dernière ligne de crête et de redescendre côté lac pour atteindre l’embarcadère.

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les deux baies glaciaires et les marécages

A 19h nous retrouvons la trace principale. Nous embrassons le piquet rouge qui marque la présence réconfortante de l’homme et accélérons l’allure pour rallier l’Estancia Río Túnel. Noémie porte mon sac une heure durant pour me soulager dune contracture intercostale.

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On retrouve enfin le sentier et sa balise !

Encore une rivière à franchir. Cette fois le courant est bien trop fort nous sommes contraint d’emprunter la tyrolienne. Sensation pour Noémie qui n’a guère l’habitude d’être suspendue au dessus des flots. C’est moi qui resterai coincé au milieu du câble par la cordelette de rappel emmêlée. Mon lourd sac me bascule à la renverse et écrase mes reins ce qui rend les manœuvres douloureuses pour mes petits abdominaux ! Encore trois quarts d’heure pour rejoindre l’embarcadère, il est 21h et les derniers touristes sont partis depuis trois heures. Sûrement déjà douchés et au restaurant, pense mon estomac qui creuse de plus plus bruyamment. L’heure tourne, le soleil a disparu derrière les barres rocheuses depuis plus d’une heure. Nous avons troqué notre chapeau contre le buff et le coupe-vent. Les nuages sont roses, ça doit être beau derrière la vitre de l’hôtel un verre à la main. Mon énergie baisse, je suis sur les rotules, mange fréquemment les quelques gâteaux secs qui nous restent et bois beaucoup pour tenir le coup. Noémie, comme prévu dans ces moments difficiles, trace devant tête baissée.

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Tyrolienne

Dernière ligne droite. Nous sautons une barrière pour filer plein nord, juste derrière un écriteau dont l’inscription est sans ambiguité : « Danger : zone de puma ». Je n’ai pas le temps de lire la conduite à tenir en cas de rencontre inopinée mais me retourne fréquemment en chemin. Le prédateur attaque toujours par derrière, de préférence à la tombée du jour et vent de face… Heureusement le terrain est découvert j’ai l’avantage de voir venir !

Les lumières de l’hôtel La Quinta sont du miel dans nos gorges. Le temps de ressauter la barrière il fait nuit. Nous sommes tirés d’affaire même s’il nous reste six kilomètres à marcher. En suivant la piste de pierres blanches j’expérimente pour la première fois l’expression « avoir les pieds en compote ». J’ai mal aux os. A chaque pas je sens ma peau s’arracher dans ma chaussette imbibée. La voûte plantaire me brûle. Je sens la tête des métatarsiens percuter la base des orteils à chaque propulsion. Mon tendon d’Achille est raide et m’oblige à boiter légèrement. Mes capitons plantaires sont lessivés, chaque caillou sous ma semelle est une torture. L’ongle de mon hallux fait aussi mal qu’au dernier trail l’an passé lorsque je l’avais perdu après deux jours de course et 70 km parcourus. Il aura fallu six mois pour qu’il repousse complètement… Le reste du corps est à peine mieux.

Quittant la piste, je me surprends plein de gratitude pour cette route asphaltée. Lisse, tiède, linéaire. Mes yeux s’accrochent à la lumière au loin, synonyme de civilisation. Il fait froid et j’avance comme je peux. Autant le dire, comme un zombie. Noémie est toujours devant, se retourne et m’attend régulièrement. Je devine maintenant la station d’autobus à l’entrée de la ville. Encore vingt minute et nous entrons dans la maison.

Ce n’est que la porte franchie que je perçois mon odeur macérée depuis trois jours. Nauséabonde. Comme prévu la maison est pleine à craquer. Des tentes et des vélos ont fleuri un peu partout dans le jardin pendant notre absence. Les convives ont fini de manger et nous assaillent sympathiquement de questions. Je n’ai aucune force. Seul le câlin de Florencia me fait du bien. La douche tant rêvée est glacée, mais je suis à peu près propre et c’est merveilleux. Je fantasmais en chemin de saumon frais sur lit d’épinards à la crème arrosé de bon vin, mais la plâtrée de spaghettis à l’huile et au sel avec un grand verre d’eau furent meilleur que n’importe quel caviar. Triple dose. Le sommeil est si lourd. Les batteries sont vides. Avant de m’endormir en quelques secondes je regarde Noémie qui sombre déjà et me remémore sa détermination lorsqu’à la pause déjeuner nous décidions de poursuivre malgré notre retard. « J’aime aller au bout de moi-même, puiser dans mes ressources profondes ». Nous avons eu ce que nous voulions, nous pouvons être satisfaits. Demain nous aurons tout le temps pour rencontrer les nouveaux voyageurs de passage, récupérer et digérer cette épreuve. Reprendre un autre rythme, plus régulier, plus mesuré. Regoûter au confort d’une maison, à la douceur de partager un repas convivial, de se plonger dans un livre. Jusqu’à ce que l’envie nous reprenne.

18 Commentaires

  1. Tailleur Estelle's Gravatar Tailleur Estelle
    11 janvier 2016    

    Tout simplement fantastique!!! Vous me faites rêver!!!
    J’attends le prochain article avec impatience!!!
    A bientôt!!

    • Asso Labalise's Gravatar Asso Labalise
      16 janvier 2016    

      Merci Estelle, ça motive pour continuer ! 🙂
      On t’embrasse !

  2. Bailleul's Gravatar Bailleul
    11 janvier 2016    

    Encore une fois on y est ,jusqu’au bout, on voit bien cette nature hostile mais magnifique qui vous avale et bien sur la Nono qui vous tire pour rentrer à bon port (j’ai un peu mal aux arpions mais c’est supportable) Inoubliable!

  3. 11 janvier 2016    

    Ben vous êtes fous!!!

  4. Lutos's Gravatar Lutos
    12 janvier 2016    

    Bravo.
    eh beh, c’est pas passé loin…
    Faites pas trop les coqs avec la montagne non plus,
    (et putain, toujours cette manie de vouloir doubler les étapes…)

    PS: La photo de Tez en lévitation a Torres del peigne elle déboite 😉
    PS2: Vous avez oublié un « en » à « de plus en plus » (si si nono y tient il parait) ^^
    PS3: Vous voulez que je vous envoie des ignames ou des roussettes de Maré ?

    • Asso Labalise's Gravatar Asso Labalise
      16 janvier 2016    

      Un p’tit bougnat ne me déplairait pas il est vrai !
      Et un coup de pêche ne m’en parle pas !
      Grosse bises Loutos !

  5. 12 janvier 2016    

    Vous êtes fous ! Je suis épuisée rien qu’en vous lisant. Connaissant un peu ces montagnes autour de El Chalten, je mesure avec admiration votre performance, votre courage et votre persévérance ! M’enfin est ce bien raisonnable de faire 2 étapes en 1 !!! Vous n’aviez plus assez de provisions ? Trop froid la nuit ? Quel diable vous a piqués ??? Heureusement tout est bien qui finit bien. Bonne continuation côté Chili. Bises Sandrine et Luc

    • Asso Labalise's Gravatar Asso Labalise
      16 janvier 2016    

      Non il prévoyait de la pluie pour le lendemain et l’étape 3 était un peu courte. Et puis je crois qu’on avait un peu envie de se mettre dedans aussi… Merci pour les compliments et bon voyage à vous !

  6. Laurence's Gravatar Laurence
    13 janvier 2016    

    Bravo pour la détermination…çà soude un couple tout cela! Très belle écriture qui plus est.
    Je pense bien avec vous près de la cheminée, un coteau de l’Aubance qui gouleye en attendant que le cassoulet s’offre à nous. il sera arrosé d’un madiran dont nous lèverons un verre à votre jeunesse! Restez prudents.

    • Asso Labalise's Gravatar Asso Labalise
      16 janvier 2016    

      Merci beaucoup Laurence ! Si tu savais comme tu nous fais baver ! Il ne se passe pas un jour où l’on ne rêve pas de nos p’tits plats bien de chez nous ! On se demande pourquoi on n’a pas choisi de traverser les bords de Loire avec budget prioritaire pour gîte et dégustation de vin… Bon appétit !

  7. Blondel's Gravatar Blondel
    13 janvier 2016    

    Tout d’abord je vous présente mes meilleurs voeux de bonheur et réussite à l’occasion de vôtre périple.Vous êtes des guerriers mais soyez prudents.Quelles images et qu’est ce que vous pouvez en baver.J’aime vôtre cabane pour vous protéger du vent.Merci pour le plaisir de voyager avec vous (sans mal)j’attends le prochain récit.Bon vent à vous deux.Amitiés sportives.

    • Asso Labalise's Gravatar Asso Labalise
      16 janvier 2016    

      Merci beaucoup pour ces beaux encouragements ! Très belle année à toi !

  8. Mat's Gravatar Mat
    13 janvier 2016    

    Extreme rendo. Bande de ouf.

    • Asso Labalise's Gravatar Asso Labalise
      16 janvier 2016    

      Chaque fois je me dis que si c’était à refaire ça irai bien comme ça, mais je trouve toujours autre chose à me mettre sous la dent ! 😉

  9. 13 janvier 2016    

    formidable ? merci de nous donner du rêve !!!!!

    • Asso Labalise's Gravatar Asso Labalise
      16 janvier 2016    

      Avec le plus grand plaisir ! 🙂

  10. lolo ruf's Gravatar lolo ruf
    25 janvier 2016    

    mais vous êtes fous!!!!
    j’ai l’impression de lire un roman d’aventure.. Heureusement la fin est heureuse, franchement vous me fascinez!
    faites attention quand même! 😉 et merci de partager toutes ces mésaventures!
    gros bisous!

    • Asso Labalise's Gravatar Asso Labalise
      11 mars 2016    

      Merci Lolo ! Ca fait plaiz que tu nous suive ça donne de la force ! 🙂 Gros bisous !

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