Voyageurs mais pas figurants !

Bilan vélo de voyage 12000 km

Voici enfin le retour d’expérience sur nos vélos de voyage, après 12000 km parcourus sur les pistes les plus ardues d’Amérique du sud !

Retrouvez nos choix pièces par pièces, les marques et modèles, notre satisfaction, ce qu’on ferait si c’était à refaire, l’usure et autres conseils spécifiques

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Bons choix pour vos montures, et bons voyages !

 

6 Commentaires

  1. Georges's Gravatar Georges
    4 juillet 2018    

    excellent, je vais pouvoir me lancer en bénéficiant de leur expérience

    • Asso Labalise's Gravatar Asso Labalise
      10 juillet 2018    

      Hahaha, j’ai hâte de voir ton tracé et ta nouvelle bécane !!

  2. TVE's Gravatar TVE
    20 septembre 2018    

    Merci pour ces retours d’expérience très instructifs.

    J’ai été très surpris de voir que vous ayez choisi des roues de 700 (28″) pour rouler en Amérique du Sud. Etait-ce une choix personnel ou une recommandation de PAtricK (dont j’apprécie par ailleurs beaucoup l’approche)?

    Vous évoquez l’approche Bikebacking en expliquant qu’elle retient, avec l’expérience, votre préférence. Notamment car vous avez trouvé votre équipement initiel trop lourd

    Cette question du poids est en effet essentielle, surtout lorsqu’on choisit de quitter le bitume.
    Charger léger avec des portes-bagages et des sacoches est possible. Quel avantage voyez-vous aux sacoches dédiées installées sur le vélo sans porte-bagage?

    J’ai l’impression que le 1er inconvénient des sacoches est sa capacité de chargement: on remplit l’espace disponible, ce qui rend le paquetage lourd. Mais est-on obligé de « faire le plein, de prendre des sacoches très volumineuses?
    Avez-vous roulé dasn des zones où les sacoches basses vous ont posé des problèmes?

    • Asso Labalise's Gravatar Asso Labalise
      13 octobre 2018    

      Bonjour TVE,

      Les roues de 700, c’était le choix de Patrick. Pour être honnête, en partant, on n’y connaissait rien au vélo ! On lui a donc fait confiance, et ça nous a soulagé d’un poids lors de notre courte préparation vélo et bagage. On ne se connaissait pas non plus en tant que cyclistes, on s’est découvert une passion pour les routes de montagnes sableuses, rocailleuses voire impraticables, et surtout sauvages et magnifiques !
      À refaire le même voyage je changerais beaucoup d’éléments sur ce vélo désormais. Et notamment les roues de 700 car la difficulté à en trouver en cas de casse est très limitée, même si ça tend à se développer aussi en Amérique du sud.

      Pour le bikepacking, tu as tout a fait raison : il est possible de prendre des sacoches de taille moyenne sans les remplir à fond. C’est même avantageux car des sacoches chargées à ras bord sont moins pratiques, il faut fouiller difficilement, souvent en retirant beaucoup pour trouver un item. Ce dernier point est moins valable à long terme, car on finit par connaître par coeur et avoir une organisation au poil !

      Nous n’avons jamais arrêté de nous alléger en 21 mois. Et passé un certain stade il devenait inutile de garder des sacoches vraiment vides. Sans être BUL, cette volonté était nécessaire pour garder du plaisir, avec nos petites jambes, sur les routes difficiles comme Great Divide et l’altiplano. Mine de rien, une sacoche guidon (775g), 2 sacoches avant (1540g) et le porte bagage avant (500g) : ça pèse… Il n’y pas que des avantages cependant. Le pire me semble le chargement haut sur le cintre : le centre de gravité s’élève donc un moins bon équilibre et plus de tensions dans les épaules. Mais cela peut s’équilibrer avec des bidons XXL sur la fourche (2 fois 8L)

      Concernant l’encombrement, il est très rare que les sacoches posent problème. Les sacoches avant ont pris l’eau une fois en Patagonie après de longues pluies ; elles sont passées en forçant la frontière Candelario Mancilla entre Chili et Argentine, sur des sentiers très creusés. Plus un ou deux trous par des chiens enragés ! Cela reste donc exceptionnel.

      J’espère avoir répondu à tes questions !

  3. 8 octobre 2018    

    Bonjour les jeunes, le retour est déjà bien consommé. J’imagine que la reprise d’une vie sédentaire n’a pas été simple, et que vous avez encore les jambes qui vous démangent par moment. Vous ne vous en souvenez certainement pas, nous nous étions rencontrés au tout début de votre grande aventure, dans une guesthouse los nietos à El calafate en Argentine… En 2015. Vous étiez encore neufs, plein de volonté et aussi peu d’incertitude, novices mais déterminés. Maintenant en regardant tout le chemin parcouru et surtout les experiences vécues des plus insolites, authentiques au plus risquées et difficile physiquement, les dépassements de soi, les epreuves titanesques surmontées, les épisodes de maladie compensés par les retrouvailles familiales, je vous imagine endurcies et maintenant avec une expérience de vieux loups de mer. Je vous félicite encore pour cet incroyable parcours de vie qui a fait appel à un si grand nombre de qualités pour reussir. Vous avez toute mon admiration. Et je vous souhaite un avenir radieux et tout aussi enrichissant. Je vous embrasse.. Sandrine

    • Asso Labalise's Gravatar Asso Labalise
      13 octobre 2018    

      Sandrine, mais bien sûr qu’on se souvient de vous ! El Calafate…cela semble si loin aujourd’hui. Je me souviens surtout du vent de face le pire de ma vie pour y arriver, où Nono avait appris à prendre ma roue pour moins forcer ! 😀

      Qu’est-ce que tes mots me touchent, je ne sais pas quoi dire. Merci.

      Quand je me retourne sur le voyage, j’ai souvent les larmes aux yeux. Non que ça me manque, je suis bien content de retrouver un peu de confort, mais parce qu’on s’est offert la vraie vie. Celle où l’on s’octroie la liberté de vivre au présent. Celle centrée sur la rencontre, le développement personnel, l’observation émerveillée. Celle de l’engagement, de l’équilibre entre sensibilité et action. Celle où la Nature nous réintègre patiemment en son sein.

      Et puis le retour, il y a 15 mois déjà. Désillusions, difficultés, incompréhensions nous ont affaiblis, peut-être autant que les salmonelles de Bolivie ! Quelle facilité, finalement, de s’extraire de son monde en voyageant pour se réinventer. Le retour à la « vie normale » est-il possible ? Pas sans agir ni en faisant semblant, à tout le moins. En rentrant nous nous sommes sentis comme sur les rails d’une voie de chemin de fer qu’on n’avait pas choisie…

      On pense au voyage à vélo, bien sûr. Pas comme un projet concret, plutôt comme un rêve, qu’on sait désormais réalisable. Mais le nouveau challenge est bien ici, en France. Assumer qui nous sommes devenus sans se désocialiser. Être cohérent dans nos actes, nos postures, et réussir à vivre dans cette nouvelle jungle aux règles amères. Surtout, garder et nourrir la détermination et les sourires dans ce nouveau voyage, moins exotique certes, mais aussi riche de sens, pour semer ici les graines des quelques bons fruits colorés ramassés dans l’hémisphère sud.

      Merci de nous rappeler l’énergie que nous avions au début du voyage. « Novices mais déterminés. » C’est exactement de ça dont nous avons besoin pour avancer, ancrés et plein d’espoirs, sans pour autant connaître les moyens pour y arriver.

      Je vous embrasse aussi bien fort, plein de joie à l’idée de se revoir un jour quelque part sur le globe.

      Thésée

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